Diversifier son épargne selon son profil de risque

« Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » : le conseil est connu, mais sa mise en pratique l’est moins. Combien garder sur un livret ? Quelle part investir en actions ou en immobilier ? La bonne réponse dépend moins des placements eux-mêmes que de vous : vos projets, votre horizon de placement et votre capacité à supporter des pertes. Voici une méthode simple pour y voir clair.

Rendement, risque, disponibilité : on ne peut pas tout avoir

Chaque placement est un compromis entre trois critères :

  • le rendement potentiel ;
  • le risque, c’est-à-dire la possibilité de perdre une partie du capital ou de voir sa valeur fluctuer ;
  • la disponibilité, c’est-à-dire la possibilité de récupérer son argent rapidement.

Aucun placement ne réunit à la fois un rendement élevé, une sécurité totale et une disponibilité immédiate. Un rendement potentiel plus élevé s’accompagne toujours d’un risque plus élevé. C’est pourquoi la diversification est essentielle : elle combine des placements aux comportements différents.

Étape 1 : l’épargne de précaution

Avant tout investissement, constituez une réserve disponible pour faire face aux imprévus : panne, perte d’emploi, dépenses de santé. On retient souvent l’équivalent de trois à six mois de dépenses, davantage pour un indépendant.

Cette réserve se place sur des supports sans risque et disponibles, comme le livret A (plafond de 22 950 € pour un particulier, taux fixé par l’État) ou le LDDS. Ces livrets sont garantis et exonérés d’impôt, mais leur rendement couvre au mieux l’inflation.

Étape 2 : définir son horizon

L’horizon est la durée pendant laquelle vous n’aurez pas besoin de l’argent :

  • moins de 3 ans (achat d’une voiture, travaux) : supports sans risque ;
  • 3 à 8 ans (apport immobilier, études des enfants) : supports prudents à équilibrés, avec une part limitée de risque ;
  • plus de 8 ans (retraite, transmission) : une part plus importante d’actions et d’immobilier peut être envisagée, car le temps permet en principe de traverser les baisses de marché.

Étape 3 : connaître son profil de risque

Votre profil dépend de votre situation financière, de vos connaissances, de votre expérience et de votre réaction face aux pertes. Le conseiller est tenu de l’évaluer avant toute recommandation, y compris votre capacité à subir des pertes et votre tolérance au risque (article L541-8-1 du Code monétaire et financier).

À titre purement indicatif, trois grands profils se dégagent pour l’épargne de long terme, hors épargne de précaution :

Profil Supports sécurisés (fonds en euros, obligations) Immobilier (SCPI…) Actions et unités de compte dynamiques
Prudent 60 à 80 % 10 à 20 % 10 à 20 %
Équilibré 40 à 50 % 20 à 30 % 30 à 40 %
Dynamique 10 à 30 % 20 à 30 % 50 à 70 %

Ces répartitions ne sont pas une recommandation : elles doivent être adaptées à chaque situation.

Étape 4 : diversifier aussi à l’intérieur de chaque famille

  • Actions : plusieurs zones géographiques et secteurs, de préférence via des fonds plutôt que quelques titres individuels.
  • Immobilier : différents types de biens (bureaux, commerces, santé, logistique) et différentes régions, ce que permettent les SCPI.
  • Enveloppes : chaque enveloppe a sa fiscalité. L’assurance vie bénéficie après huit ans d’un abattement annuel sur les gains de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple (article 125-0 A du CGI). Le PEA permet d’investir en actions européennes jusqu’à 150 000 € de versements (article L221-30 du Code monétaire et financier). Le PER est adapté à la préparation de la retraite.
  • Dans le temps : investir progressivement, par versements réguliers, limite le risque d’entrer sur les marchés au plus haut.

Les erreurs à éviter

  • Garder toute son épargne sur des livrets pendant des années : le capital est protégé, mais son pouvoir d’achat s’érode.
  • Concentrer son patrimoine sur un seul actif : sa résidence principale, les actions de son employeur, un seul bien locatif.
  • Investir dans un placement que l’on ne comprend pas, attiré uniquement par un rendement affiché.
  • Vendre dans la panique lors d’une baisse des marchés.
  • Ne jamais revoir sa répartition : un bilan annuel permet de rééquilibrer.

Faire le point avec un conseiller à Toulouse

Chez Ovalie Consulting, nous évaluons avec vous votre profil de risque, vos objectifs et vos horizons, puis nous vous proposons une répartition adaptée, justifiée par écrit dans une déclaration d’adéquation. Rendez-vous au cabinet de Blagnac ou en visioconférence.

Votre épargne est-elle bien répartie ? Prenez rendez-vous pour un bilan patrimonial.

À lire aussi : nos pages Optimiser vos placements et Nos SCPI.


Cet article est fourni à titre d’information et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les répartitions présentées sont indicatives et ne constituent pas une recommandation. Les investissements en actions, en unités de compte et en SCPI présentent un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les règles fiscales citées sont celles en vigueur à la date de publication et peuvent évoluer. Ovalie Consulting – Conseiller en Investissements Financiers, membre de l’ANACOFI – ORIAS n° 12068927.

Sources : article L541-8-1 du Code monétaire et financier ; article L221-30 du Code monétaire et financier ; article 125-0 A du CGI ; Service-Public – Livret A.

Frédéric Fernandez, Président d'Ovalie Consulting, conseiller en gestion de patrimoine à Toulouse

À propos de l’auteur

Frédéric Fernandez

Président d’Ovalie Consulting, conseiller en gestion de patrimoine à Blagnac / Toulouse. Conseiller en Investissement Financier (CIF), membre de l’ANACOFI, ORIAS n°12068927.

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